Histoire

Au départ, ce sont les rééducateurs formés par et sous l’égide de Mme BOREL-MAISONNY qui cherchent à réglementer la profession d’orthophoniste.

Des praticiens suivant les lieux et les cas sont déjà remboursés de leurs actes. Les formations sont diverses et mettent l’accent sur tel ou tel aspect de la rééducation de la voix, de la parole ou du langage.

Mais chez tous on trouve une volonté très grande d’aboutir à ce qui allait devenir le « certificat de capacité d’orthophoniste ». La loi du 10 juillet 1964 donne un statut légal aux orthophonistes et en 1966 est créé le « Certificat de Capacité d’Orthophoniste ».

 

Pendant tout ce travail d’élaboration des textes organiques, le Syndicat National des Orthophonistes (SNO, qui allait devenir la FNO) prône essentiellement la technicité de la profession.

Seul syndicat constitué à l’époque, le SNO refuse que soit pris en compte pour l’attribution du titre d’orthophoniste par la « Commission de Qualification » qui se met en place, divers diplômes, dont :

 

-       Les formations de Rééducateurs de la Dyslexie, Dysorthographie, Dyscalculie* assurées sous la responsabilité de M. CHASSAGNY à Paris, de M. FRONSACQ à Strasbourg ou M. MUCCHIELLI à Nantes (pour ne citer que les principales.)

 

-       Le diplôme de « Technicien Spécialisé en Rééducation Orthophonique » délivré par l’Institut de Psychologie Appliquée et d’Hygiène Mentale de l’Université de Clermont-Ferrand ; formation assurée par le docteur DOUSSINET, psychiatre.

 

Suite à ce refus, ces praticiens formés à Clermont-Ferrand* créent dès 1964 le Syndicat National Indépendant des Orthophonistes (SNIO).

 

Par les actions menées, le diplôme de Clermont-Ferrand est reconnu ( arrêté du 15 avril 1966) et un représentant de ce syndicat siège au sein de la « Commission de Qualification » afin que tous les professionnels soient représentés, informés et défendus. Beaucoup de praticiens qui n’arrivent pas à se faire entendre par le SNO les rejoignent. D’emblée, à côté de la technicité nécessaire à l’exercice correct de notre profession, l’accent était mis sur la relation thérapeutique qui lie le rééducateur à son patient.

 

Par ailleurs, instruits par l’exemple, et en bonne entente avec le SNIO, les Rééducateurs de Dyslexie se constituent eux aussi en syndicat : le SNRD (Syndicat National des Rééducateurs de Dyslexie).

Son action conduit à la reconnaissance des formations de Rééducateurs de Dyslexie (arrêté de 1 juillet 1965) et également, à la nomination d’un représentant à la « Commission de Qualification ».

 

La première raison d’être de ces deux nouveaux syndicats (dont sera issue la FOF) a été la défense des professionnels et de leur droit d’exercice, de façon à ce que les objectifs et les idéaux de tous les pionniers de l’orthophonie puissent s’inscrire dans la réalité de la loi.

 

En 1968, les syndicats interdépartementaux (Paris, Nice, Rouen et Strasbourg) se regroupent autour du SNIO pour former une fédération.

C’est ainsi que le 4 février 1968 le SNIO prend le titre de « Fédération Nationale Unifiée des Orthophonistes » (FNUO).

 

La loi du 15 juin 1971 inclut désormais les rééducateurs de dyslexie dans la profession d’orthophoniste. L’arrêté du 28 octobre 1971 autorise les rééducateurs de dyslexie à exercer la profession d’orthophoniste dans leur compétence particulière.

 

Il n’y avait donc plus de raison de maintenir les deux syndicats, FNUO et SNRD dont les principes fondamentaux étaient les mêmes.

Les deux syndicats unissent leurs talents et leur expérience déjà longue, au service de la profession et des professionnels et mettent en commun leur volonté de faire reconnaître tous les courants de pensée et de recherches qui avaient conduit à la création de l’orthophonie.

 

De cette union, le 31 mai 1975 est née la Fédération des Orthophonistes de France (FOF).

La FOF trouve son origine et son originalité dans ce parcours particulier.